Chaque chose en son temps en puériculture
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Aller au rythme de votre bébé.
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Prenez juste un coup d'oeil à ces bébés de 12-15 mois engoncés dans leurs habitudes, les parents bien intentionnés perche en haut pour le glisser sans que les bébés n'en aient pas le désir, car ils savent pas encore ce que c'est, et en particulier ne sont pas encore assez grand pour se laisser aller. Ils lisent donc des informations de puériculture ne sachant pas comment faire. Et le bébé finit parfois par trouver un certain plaisir, avec un sourire un peu crispé, une certaine fébrilité en réponse à celui des adultes. Elles demandent, encore incapables de descendre seul et, bien sûr, à la montée: «Vous voyez, il aime ça, pourquoi ne pas lui permettre?"
Pourquoi ? Pourquoi vivre une expérience de dépendance, découvrir un plaisir qu'on re peut avoir que par l'intermédiaire de quelqu'un d'autre et surtout sans être détendu alors qu'on connaîtra cette expé rience un peu plus tard, dans la fierté de ce qu'on a réussi soi-même Pourquoi faire vivre à un enfant une expérience où l'aide de l'autre est indispensable, une aide qui limitera la richesse de son apprentissage : équilibre, contrôle de son corps, prudence ? Souvent, les parents devancent le désir de l'enfant.
Conseils de puéricultrice :
Confiance ! Il grimpera sur ce toboggan, il en redescendra surtout. Un peu plus tard, quand ce sera son désir, quand il s'en sentira capable. Peut-être ce jour-là ne lui refuserez-vous pas un léger coup de main!! n'est pas nécessaire d'être intransigeant.
On peut aménager (très près de la fenêtre grande ouverte, par exempte}, qu'un peu surprenant. Les enfants dorment bien, ont de belles couleurs et semblent très détendus. Et je me rappelle une crèche où des bébés qui ne pouvaient dormir l'après-midi ont commencé à faire de vraies siestes quand on les a installés sur la terrasse, bien emmitouflés.
J e ne vous apprendrai pas grand-chose sur l'émerveillement des enfants devant les arbres, les oiseaux, et sur la joie des adultes qui les regar dent ! Choisissez donc des habits bon marché et qui se lavent bien pour ne pas freiner (ces découvertes de votre enfant, pour le laisser courir à son rythme ou contempler longuement une fourmi, un caillou...
Laissez-le s'éloigner jusqu'à (presque) ne plus vous voir et revenir lui. même, apprivoiser ainsi la distance. Si vous vous êtes un peu habitué) à la liberté motrice, vous ne serez pas inquiet(ète) ; vous ne vous préci piterez pas pour l'aider à grimper, l'empêcher de tomber ou le relever. Vous te laisserez, s'il le peut, se débrouiller seul.
Toutes ces activités de puériculture ne sont pas pour l'enfant un amusement léger, en l'air... Regarcez-le qui réfléchit, confronte ses sensations (la petite boite lourde qui bouge peu, la grosse qui roule loin ? que se passe t-il ?), son intelligence est en éveil, son corps entier participe il s'allonge, se roule, se lève, chan tonne, crie, grogne... Nous savons maintenant qu'il met en place des méca nismes mentaux extrêmement variés qui lui permettront plus tard d'acquérir la lecture et les savoirs scolaires sans difficulté, rapidement et fi avec appétit ». Vous n'avez pas besoin de lui faire faire des exercices qui seront votre choix. au moment qui vous convient et dans lesquels il s'impliquera beaucoup moins. Par contre, veillez à ce qu'il ait à sa disposition ces variétés d'objets et d'espaces (même s'ils ne sont pas grands) : c'est cela votre travail.
Il aiment grimper, sauter, se cacher, glisser... Vous pouvez inventer tous les parcours possibles avec de chaises : ils adorent par exemple les mettre bout à bout pour en faire des trains (gardez vos tickets d'autobus !) et commencent à introduire un chauffeur, un ou des passagers, des planches, des grands caftans d'emballage, un drap qui retombe d'une table...; se déplacer sur les engins porteurs, sur lesquels ils acquièrent rapide ment une étonnante dextérité; se déguiser, faire l'oiseau, le chien, le cochon et tous les jeux d'imagination...
bébé dans les activités de la maison
Mais c'est souvent dans la réalité que les enfants de cet âge aiment intervenir : si vous les avez laissés découvrir et manipuler les objets quand ils étaient plus petits, vous aurez sans doute bien du plaisir à les voir participer à ce que vous faites, même si cela vous donne aussi quelques émotions. Votre enfant vous suivra partout, et la maison est un magnifique champ d'activité. Pensez à en profiter : faire les lits, ranger (ou déranger ?) les coussins, essuyer les meubles, ranger les casseroles ou les couverts, les boîtes de conserve, laver ta salade... Regardez et donnez-lui la possibilité de « faire comme maman », plutôt que de vous dépêcher de tout faire seule pour pouvoir jouer avec lui après (bien qu'il y ait des choses aussi que nous devrions faire seules ! Nous avons vu pour cela l'intérêt des barrières par exemple). Il souhaite déjà vous aider pour mettre le couvert et vider le lave vaisselle.
Vous pouvez essayer cette collaboration les jours où vous avez un peu de temps :vous verrez ce dont votre enfant est capable et à quels moments vous pouvez le laisser faire. C'est parfois charmant, mais parfois épuisant (et, comme toujours, tellement différent selon les enfants). On ne peut leur permettre à tout moment ces expériences passionnantes !
Pourtant, quand vous avez vu l'effort de concentration d'un enfant pour sortir les fourchettes d'un lave-vaisselle et sa satisfaction inté rieure quand il voit qu'elle s sont toutes sur la table, quand votre regard croise alors le sien avec admiration muette ou discrètement exprimée, vous ne pouvez vous empècher de penser que quelque chose d'important s 'est passé pour lui. Comme si son moi était devenu un peu plus fort, un peu plus «plein »après cette expé rience minuscule et pourtant si intéres saute pour lui.
Trouvez des idées pour le faire participer à vos activités : ranger les courses, laver les couverts ou la salade, participer au bricolage. Plus vous aurez permis à votre enfant de faire des expériences par lui-mème, plus il sera calme et attentif et varier ses activités sera de moins en moins un problème (la télévision ne manquera pas !).
Répondre à son insatiable curiosité de bébé : s'il n'a pas été rendu par un excès de télévision ou d'un autre choix éducatif, vous verrez qu'il n'est pas nécessaire de le stimuler;
Répondre à sa curiosité incessante : à partir des fourmisen fileindienna du bourgeon qui sort de terre, de l'eau qui réchauffe les radiateurs d ! u moteur de la voiture ou de bruits encore inconnus, vous pourrez e;rtsti. quer, raconter, montrer les dessins d'un livre, construire... très vite, vous pourrez « faire des expériences » avec lui : l'équilibre, les poids, les odeurs ou les goûts, le champ est infini. Plus vous répondrez, plus il aura d'idées ! Il n'est pas nécessaire d'y passer beaucoup de temps chaque fois mais y penser, être attentif...
Vous vous « engagez », mais à sa suite : vous « nourrissez » son éveil, vous lui donnez de l'intérêt, du plaisir, c'est lui qui a l'initiative et il n'aura de cesse d'en profiter davantage. Cette dynamique du bébé est un meilleur atout pour sa réussite scolaire que de lui faire faire des ronds et des chiffres avant qu'il n'en ait envie.
L'un tiendra un crayon à 2 ans, l'autre à 3. Aucune importance, mais avant 3 ou 4 ans, que chacun se « remplisse » là où son être est disponible. Il met en place les fondements de son activité intellectuelle, la sienne,celle qui lui est propre, celle qui lui permettra de réussir au mieux pour lui.
Pensez à des exutoires possibles, les bébés ont besoin de mouve ment. Vous pouvez imaginer, même dans votre appartement. des constructions à escalader (un escabeau près d'un canapé et quelques coussins et oreillers par terre peuvent devenir un circuit difficile et passionnant). l'ai le souvenir d'après-midi pluvieux rendus très gais grâce à ces ballons de baudruche gonflables réservés à tort aux fêtes et anniversaires ! Ils permettent de dépenser beaucoup d'énergie sans grand risque pour le mobilier.